Rapports, Analyses et Notes du Centre
Deux ressortissants suisses pris en otage au Baloutchistan : éclairage et mise en perspective
Certaines informations laissent à penser que le Mollah Omar et ses principaux lieutenants y opéreraient, au sein d'une structure appelée Shura (conseil) de Quetta. Ce fait, le gouvernement pakistanais le nie absolument.
La zone est naturellement compliquée. Tout comme l'est la tâche de ceux qui oeuvrent désormais sans relâche à leur libération. Ce premier "Centre Watchman" ou "Guet du Centre" esquisse les arrières-plans de la province baloutche. Il présente les acteurs potentiels de ce rapt et les enjeux qui ne pourront être négligés dans cette crise. Rien de plus.
The Centre Watchman #1, Kidnapping of Swiss Tourists in Balochistan Facing a "Reverse Jihad" : Pakistan's Current Predicament
Le rapport que nous publions s'intitule "Facing a "Reverse Jihad" : Pakistan's Current Predicament". Premier Rapport Ciblé du Centre, (Centre Target Report), ce document initie une collaboration que le GCTAT espère longue et fructueuse. Différents projets communs sont d'ailleurs en phase de réalisation, notamment une série MapYourMind sur la zone tribale-pakistano afghane et un rapport sur la réalité et la profondeur de l'enracinement de l'Islamic Movement of Uzbekistan (IMU) dans les zones tribales pakistano-afghanes. Syed Adnan Shah Bukhari est un remarquable connaisseur de le zone pakistano-afghane, de ses acteurs et des enjeux qui s'y jouent. Avant que de lire le rapport de Syed Adnan Ali Shah Bukhari, en voici déjà un bref résumé :
Facing a "Reverse Jihad" : Pakistan's Current Predicament (pdf) Lettre d'Omar Ben Oussama Ben Mohammed Ben Laden à propos de la mort de son père
Il se nomme Omar Ben Oussama Ben Mohammed Ben Laden. Il est le quatrième fils d'oussama Ben Laden et de Najwa Ghanem, sa première épouse. Avec sa mère et l'aide de la journaliste Jean Sasson, il a publié un livre intitulé [1] : "Oussama Ben Laden - Portait de famille, sa femme et son fil racontent". Omar Ben Oussama Ben Mohammed Ben Laden n'avait pas embrassé le combat de son père et avait depuis longtemps quitté les contreforts afghans. Portant désormais le deuil, Omar Ben Oussama Ben Mohammed Ben Laden a rendue publique une lettre adressée au Président et au gouvernement des Etats-Unis d'Amérique.
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Opération Neptune Spear : les fluctuations de l'HistoireAucun événement de l'Histoire récente n'a généré un flux d'information aussi conséquent. La lutte qui oppose l'Occident aux mouvances djihadistes a connu des épisodes sombres, ses manipulations, fausses informations et autres démentis. Dans ce panthéon des faux-semblants, la mort d'Oussama Ben Laden est certaine d'occuper une place de choix si ce n'est la première. Il est possible que l'Histoire ne se répête pas. Mais certains de ses hoquets sont étrangement proches. Cet article renvoie à des liens qui tous questionnent, à leur manière, qui la mort du chef d'al Qa'ida, qui les réactions des uns et des autre à cette cascade d'événement. De la dissonnance des voix ainsi présentées s'élèvera, à défaut de la vérité, son parent le plus proche, (mais) le plus ambigü : la vraisemblance.
Qa'idat al Um admet la mort d'Oussama Ben Laden
Il n'y aura pas de partie de poker menteur entre les Etats-Unis d'Amérique et Qa'idat al Um. Sonnés par la mort de leur icône, les ansar (partisans et sympathisants) attendaient une réaction de leurs chefs de file : il leur appartenait d'infirmer ou de confirmer la "mort du père", au risque de se perdre, les enfants du djihad l'exigeaient. Le temps, pour une fois, était du côté des Etats-Unis. Les plus influents sites djihadistes diffusent tous le communiqué signé par la Tanzim al -Qa'idat al-Jihad / al Qa'ida al-'ama. Daté du 3 mai 2011, le texte est d'une facture classique. Dense, il ne contient pas de réelle surprise si ce n'est la mention d'un message audio (posthume) à venir d'Oussama Ben Laden consacré au printemps arabe et enregistré une semaine avant sa mort.
Abbottabad ou l'ultime chassé-croisé pakistanais
Raisonnablement, l'on est aujourd'hui tenté d'ajouter... Et pour cause. Quel rôle ont joué certains cercles pakistanais dans les événements qui ont conduit à l'assaut de la nuit du premier mai 2011 ? Nous ne parlons pas ici de l'opération elle-même, ni des contraintes imposées par les objectifs fixés par la présidence américaine, mais bien de ce qui a précédé. A l'heure du premier bilan, les plus hautes Autorités pakistanaises vont devoir répondre à quelques questions. Quelles qu'elles puissent être, les réponses seront amères, leur contenu à la hauteur des interrogations soulevées par la présence, en territoire pakistanais, du dernier refuge d'Oussama Ben Laden.
Nous ne vengerons pas le cheikh, nous défendrons notre cause
Les sites djihadistes diffusent à grande échelle la nouvelle de la mort du cheikh Oussama Ben Laden. A l'opposé de ce qu'ont pu affirmer certains médias électroniques, la réaction des internautes islamistes est demeurée très contenue. Dès le petit matin, trois tendances se sont dessinées et une poignée de mots peut les résumer : incrédulité, puis colère et enfin une certaine sérénité.
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Ils ont été enlevés dans l'une des zones les plus complexes de la planète : en terre baloutche. Quelque part sur la N70, entre Dera Ghazi Khan et Quetta. Lorsque le bus volkswagen bleu roi immatriculé en Suisse passe le checkpoint de Sirki Jangle, la police tribale enregistre consciencieusement les visiteurs. S'ils ne le savent pas, les deux ressortissants helvétiques entrent alors dans une zone grise aussi explosive que particulière. Une terre d'enjeux stratégiques autant que tactiques, tout à la fois refuge officieux des chefs historiques du mouvement taliban et base arrière des commandants taleb opérant en Afghanistan. Une zone au sujet de laquelle affrontements verbaux et tractations diplomatiques se font à fleurets mouchetés ; une terre au dessus de laquelle flottent, invisibles mais inquisiteurs, les satellites des grands de ce monde.
![Omar Ben Oussama Ben Mohammed Ben Laden [crédit photographique AFP] alt](/images/site/Frontarticles/22133.jpg)

Les informations à disposition laissent peu de place à l'interprétation. Oussama Ben Laden vivait dans un quartier cossu et protégé d'Abbottabad. Sa résidence se trouvait à moins d'un kilomètre de l'une des principales écoles militaires du pays. A 250 mètres du corps de bâtiment habité par des "Arabes", comme le savaient les voisins, se trouvait un commissariat et, également dans les environs immédiats un Hôpital connu. Dans son allocution, le président Obama fut sans équivoque : personne, pas même le Pakistan, n'avait été préalablement informé de l'opération d'Abbottabad. De fait, le président pakistanais ne fut prévenu par son homologue américain qu'une fois les appareils des Navy Seals hors de l'espace aérien du Pakistan.















