Le T-Bird, ou "Terrorism Bird" présente un choix d'articles, de liens ou de commentaires préparés par le GCTAT, liés à l'actualité immédiate.
T-BirD #56, 21 octobre 2011
Mais même pour les plus accomodants de nos lecteurs, ces quelques lignes n'avaient valeur que d'amorce. Pourtant, nous disposions - déjà- de textes intéressants sur le sujet. Simplement, il nous manquait l'accroche; tout au moins jusqu'à ce jour. Il est un blog que nous suivons avec assiduité ; une tribune dont l'impertinence, le ton et le style furieusement cyniques n'ont d'égales que la profondeur, la maîtrise et la pertinence des argumentaires construits et développés en billets (le plus souvent) assassins. Ancien des "services", fin connaisseur des scènes contre et anti terroristes de France, de Navarre, de l'Empire (lisez ce billet-ci, la référence n'en sera que plus limpide.....) et d'ailleurs, Jacques Raillane alias AbouDjaffar souhaite garder un anonymat que lui dénient son talent et son statut assumé de pourfendeur des disciples du contre-terrorisme appris en trois leçons prises et deux discussions développées sur le zinc la ginguette du quartier. Or donc, l'affaire Squarcini, du nom du patron embourbé de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) nous permit de joindre l'utile à l'agréable : le présent T-BirD est tout entier consacré aux arcanes du terrorisme et du renseignement français. Il est introduit par la dernière gueulante de Jacques Raillane (pour lire le texte qui suit dans sa version originale, suivre ce lien):
Au sujet du renseignement français et de la lutte contre le terrorisme, nous suggérons les plus assidus de consulter :
1) "La France face au terrorisme - Livre Blanc du Gouvernement sur la sécurité intérieure face au terrorisme"; La documentation Française, Paris; 2006. 2) "Audition de M. Bernard Bajolet, coordonateur national du renseignement-Compte rendu, Commission de la défense nationale et des forces armées"; Assemblée Nationale; 26 janvier 2011. 3) URVOAS, Jean-Jacques; VADILLO, Floran; "Réformer les services de renseignement français", Editions Fondation Jean Jaurès; Paris; mai 2011. 4) DENECE, Eric; "Le renseignement intérieur"; Cf2R; mai 2011. 5) RODIER, Alain; "La menace terroriste en France à l'automne 2011"; Cf2R; septembre 2011. 6) CETTINA, Nathalie; "Antiterrorisme : une fragile coordination"; Cf2R; avril 2011. T-BirD #55, 19 octobre 2011
Il est, aux portes de l'Europe, une guerre qui se poursuit depuis plusieurs décennies, avec des fortunes médiatiques (sinon stratégiques, politiques et médiatiques....) diverses et inégales. Ultime mouvement ethno-nationaliste d'envergure actif sur le continent européen, le "Parti des Travailleurs du Kurdistan" (Partiya Karkerên Kurdistan - PKK) a subi force mues et adaptations depuis la capture, le 16 février 1999, de son fondateur et chef charismatique Abdullah Öcalan.
Gestion de la capture du chef charismatique ensuite : entre 2001 et 2004, le mouvement concentre l'activité de ses branches armée (les "Forces de Défense Populaires",Hêzen Parastina Gel - HPG, ex "Armée Populaire de Libération du Kurdistan", Artêza Rizgariya Gelê Kurdistan - ARGK) et clandestine dans sa zone d'implantation primaire, au nord de l'Irak. Le PKK est alors animé par un Comité présidentiel, lui-même flanqué d'un Comité central. Son aile politique (ou "Union Démocratique du Peuple", Yekitiya Demokratik Gelê Kurd - YDGK, ex "Front de Libération National du Kurdistan, Eniya Rizgariya Netwa Kurdistan - ERNK) est présente et active dans la plupart des pays européens, notamment en Allemagne, en Belgique, en France, aux Pays-Bas et en Suisse. C'est d'alleurs depuis le territoire européen que les structures politiques, associatives, commerciales et financières du PKK conduisent une grande part de leurs activités (lobbying, propagande, collecte de fonds, recrutement, endoctrinement et envoi sur zone de jeunes kurdes). Regroupées sous l'appelation de Komalen Ciwan, les branches jeunesse du PKK jouent un rôle essentiel dans les stratégies européennes du mouvement kurde (tant en matière de propagande, de recrutement que lors des opérations ciblées de violence de rue). Les différentes structures politico-financières du PKK sont d'ailleurs rapidement apparues en filigrane des investigations lancées, en 2007, par le procureur français Thierry Fragnoli : le procès des 18 membres du PKK (dont Riza Altun et Nedim Seven) déférés devant justice par le magistrat doit se conclure le 2 novembre 2011 ( cf. dépêche de l'AFP à ce sujet). Le T-BirD #55 est tout entier consacré au mouvement kurde, au coeur de deux actualités récentes :
Pour tous ceux qui souhaiteraient approfondir le thème du PKK, nous recommandons :
"Arbeiterpartei Kurdistans (PKK)-VolksKongress Kurdistans (KONGRA GEL): Strukturen, Ziele, Aktivitäten"; Bundesamt für Verfassungsschutz; Köln, März 2007. CÉCILLON, Julien; "Le PKK dans l'impasse"; Repère sur la Turquie n°4, IFRI, 2011. JONSSON, Michael, "Kurds and pay - Examining PKK financing", Janes Intelligence Review, 13.03.2008. |
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L'équipe du GCTAT caressait depuis longtemps déjà l'idée d'un T-BirD sur la manière dont le grand cousin hexagonal gère les questions liées au terrorisme. Nous avons effleuré le sujet dans notre dernière livraison : évoquant le PKK nous avions souligné les résultats impressionnants obtenus par le juge anti-terroriste français Fragnoli.
Changements de noms, tout d'abord : le mouvement devient le "Congrès pour la Liberté et la Démocratie au Kurdistan" (Kongreya Azadî û Demokrasîya Kurdistanê - KADEK) avant que d'endosser l'appellation de "Congrès du Peuple du Kurdistan" (Kongra Gelê Kurdistan - KONGRA GEL) et de reprendre sa dénomination de PKK en 2005.







